Abriès

Four à Pain de Pra Roubaud

Ce que nous avons fait

Avant

Après

Déroulement des travaux

Vous pouvez cliquer sur chaque photo pour visionner le diaporama complet

2013

Réalisation des enduits extérieurs entre les pierres. Pose des menuiseries (porte et fenêtre) et du panneau d'indication

2012

Inauguration du four à pain rénové et 1ère fête du pain à Pra Roubaud

Quelle journée mémorable !

Quelle émotion de voir revivre le four à pain !

Travaux durant l'été 2012 - mur en pierre et terrassement plate-forme côté Nord

2011

Visite du four à pain après la fin des travaux

Après un sauvetage d'urgence en 2010, vient le temps d'une rénovation complète durant l'été 2011

Suite à la chute accidentelle de la façade du Grand Four à pain de Pra Roubaud, au début de l’année 2010, des travaux de sauvegarde ont été réalisés dans l’urgence au cours de l’été, sous l’égide de notre association.

Dans un premier temps, les bénévoles aplanissaient le terrain autour du bâtiment, pour réaliser un cheminement et des pontons d’accès au bâtiment, puis ils déblayaient les pierres du mur de façade du four écroulé. A la suite, des maçons professionnels ont remonté la façade du four tout en reprenant délicatement la jonction avec la voûte restée presque intacte. Ils ont réalisé la bouche du four, ainsi que des contreforts, le tout avec l’aide des bénévoles qui ont acheminé des pierres (voir notre précédent article dans le magazine « Queyras Passion 2011 »). Ces travaux de sauvetage et de sécurisation de la façade du grand four terminés, toute l’équipe se félicitait du succès de cette entreprise, compte tenu des aléas de l’opération. Le grand four était sauvé !

Entre temps, grâce aux dons récoltés dans le cadre de la souscription ouverte pour la rénovation du four, et des subventions accordées, la suite des travaux a pu être programmée pour l’été 2011.

C’est ainsi que fin juillet 2011 démarre la phase principale des travaux. Le 26 juillet, les charpentiers de l’entreprise de maçonnerie procèdent à la dépose de la toiture : d’abord les tôles posées provisoirement par les bénévoles de l’association, ensuite les anciens bardeaux de mélèze, enfin les poutres principales.

Comme vous pouvez le voir sur les photos ci-contre, le tout présentait alors un aspect de désolation, et sans une certaine imagination, et une bonne dose d’optimisme il semblait difficile d’envisager la suite du chantier, et d’imaginer l’aspect du bâtiment après restauration. Dans les jours qui suivent cette même équipe installe des bâches sur les voûtes des deux fours et une partie des murs, afin que le tout reste hors d’eau. A ce stade, il faut alors ne prendre aucun risque, le bâtiment se trouve dans une situation de grande vulnérabilité : l’absence de la toiture, qui faisait office de chaînage des murs principaux, rend l’édifice plus fragile. Le 29 juillet tout est bâché.

Les bénévoles à l’œuvre pour le ramassage des pierres

Quelques jours plus tard, le 4 août voit se dérouler à Pra Roubaud la fête annuelle du hameau. A l’issue de la messe, dans une grande convivialité, les repas sont tirés des sacs. Les participants peuvent alors voir les futures poutres qui ont été acheminées et stockées sur le chantier la veille. Beaucoup discutent de l’avancement de ce beau projet, et se promettent de revenir l’an prochain, une fois les travaux terminés.

En attendant, dès le lendemain, l’équipe de bénévoles réalise une corvée de ramassage de pierres, prélevées sur deux terrains avoisinant, avec l’aimable autorisation des propriétaires, en l’occurrence Mme Moulin et Mr Ricardo Apignani. Sont présents pour cette corvée : Emmanuel, Jean-Gérard, Jacques, Romain, Jean-Christophe et un passant belge dénommé Dominique.

Le 8 août, les maçons de l’entreprise Seror débutent les arasées des murs pour permettre la pose et le scellement des poutres, dont l’ancrage doit être renforcé compte tenu de la forte exposition au vent de l’édifice. Un coulinage est réalisé dans les fissures de la partie droite de la façade principale. Le 10 août le chantier avance, les maçons procèdent à l’aide d’un mini tractopelle au creusement de l’accès latéral du four (façade nord) qui avec le temps s’est trouvé fortement remanié, pour ne pas dire réduit à néant. Le but étant de se rapprocher avec un peu d’imagination de la situation originelle de cette partie du bâtiment. A cette occasion les bénévoles retrouvent deux serrures anciennes dans les déblais, apportant la confirmation de la présence d’une porte à une certaine époque. Au cours de cette même journée, les bénévoles (Joseph, Romain, Jean-Gérard, Jacques, José, Laurent et Jean-Christophe) sont à nouveau sollicités pour une nouvelle corvée de pierres. En effet compte tenu de la différence importante de niveau entre les murs pignons Est et Ouest (en partie enterrés), il est décidé au cours des réunions de chantiers (Jean Pierre Seror et Jean Christophe) de remonter le pignon Est de manière à retrouver la même hauteur que celui opposé (façade principale).

Les 11 et 12 août, l’équipe de charpentiers de l’entreprise Seror pose les poutres principales, dont la faîtière et les sablières, grâce à son élévateur télescopique. Pendant ce temps, les maçons réalisent la fermeture de la façade nord (au contact des deux fours) et la pose du châssis de la future porte (dormant) dans la maçonnerie. Un des maçons (le vétéran) réalise le délicat travail de reprise de la voûte du petit four et du ceinturage de sa partie haute.

Tous ces travaux de maçonnerie nécessitent beaucoup de pierres, et c’est tout naturellement qu’une nouvelle corvée de pierres est programmée pour le 15 août (Philippe, Romain, Michel, Jacques et Jean-Gérard). Jean-Christophe terminant ses congés, c’est donc notre Président Philippe Barbero qui prend la suite de la supervision du chantier.

Les jours suivants la pose de la charpente se poursuit avec celle des bardeaux en deux couches. Des bavettes de cuivre ou égouts sont installées pour diriger l’écoulement des eaux de pluie de la toiture dans les chenaux en mélèzes creusés à cet effet. Au passage, pour ceux notamment qui se rendront sur les lieux, il faut signaler le travail remarquable du jeu de chenaux et leur emboîtement en bordure des différents décrochés de la toiture nord, au-dessus du passage d’entrée latérale du bâtiment.

Depuis, le bâtiment muni de sa nouvelle toiture a passé correctement l’hiver, et attend pour l’été 2012 la mise en œuvre de la phase terminale des travaux, qui n’ont pu être achevés l’été précédent : à savoir notamment le rejointoiement des pierres de façade.

Cette année, la fête du 3 Août 2012, devrait voir se concrétiser pour notre Association le couronnement de ces années d’efforts. Ce sera l’occasion, à 11 heures de la célébration d’une messe, suivie vers 12 heures du partage du pot de l’amitié, puis des repas tirés des sacs. On pourra déguster la fournée du pain cuit dans la matinée dans le petit four, après avoir réalisé la mise en chauffe du four la veille. La ligne directrice de cette journée étant la fête du pain : et afin de marquer ce grand moment, des animations seront proposées, et notamment un atelier de fabrication du pain.

Par ailleurs, nous vous rappelons que la campagne de souscription, mise en place en partenariat avec la Fondation du Patrimoine et la Mairie d’Abriès, pour récolter des fonds au titre de cette réalisation, est toujours en cours, et sera close fin septembre 2012 : les dons sont encore bienvenus. Ils nous permettront, nous l’espérons de procéder au bouclage final du financement.

Nous en terminons par l’expression de nos vifs remerciements adressés à tous les bénévoles, institutionnels, entreprises et généreux donateurs, sans lesquels ce beau projet n’aurait pu voir le jour. Merci à tous d’avoir ainsi, contribué au renouveau partiel de cet ancien hameau, tout en espérant secrètement une proche restauration de la chapelle attenante.

2010

L'amorce du renouveau

la façade du grand four - totalement écroulé

avril 2010

les travaux de rénovation de la façade du grand four

août 201O

Notre association travaillait depuis quelque temps au dossier de rénovation du Four à Pain de Pra Roubaud. Un cahier des charges avait été établi, des devis obtenus. Or, compte tenu de la chute accidentelle de la façade du Four à pain, au début de l’année 2010, au cours de la période hivernale, des travaux étaient impératifs, afin de sauver cet édifice. Dans l’urgence, la phase de démarrage des travaux de sauvegarde était programmée pour l’été 2010, et une campagne de souscription a été mise en place en partenariat avec la Fondation du Patrimoine pour récolter des fonds.


Le chantier se décompose en plusieurs phases.

Le 26 juin 2010, les premiers préparatifs sont réalisés par les bénévoles de l’association : déblaiements des abords, balisage et aplanissement d’une zone à l’arrière pour faciliter l’accès et le déchargement des matériaux, et choix de l’implantation du futur cheminement d’accès pour minimiser autant que possible le dénivelé entre l’aire de déchargement et l’entrée du bâtiment.

Le 17 et 18 juillet, une nouvelle corvée est planifiée : réalisation de pontons pour accéder de plain pied au seuil d’entrée de l’unique porte d’accès du bâtiment. Les pontons sont constitués de planches d’échafaudage posées sur quelques rangées d’agglos, que l’on stabilise tant bien que mal. Les bénévoles réalisent un chemin d’accès en continuité de ces pontons.

Quelques jours plus tard, les bénévoles de l’association déblaient les pierres du mur effondré. Ces préparatifs étant terminés, les bénévoles laissent le champ libre à l’entreprise de maçonnerie qui prend la suite des opérations, nous sommes déjà mi-juillet.

L’outillage est monté en 4x4, ainsi que quotidiennement les matériaux nécessaires à la journée de travail. Dans un premier temps, pour sécuriser le lieu, les professionnels posent des étais à l’intérieur même du four pour en soutenir sa voûte. Le mur de façade est remonté par l’équipe de maçons, au nombre de deux, aidés de Romain, manœuvre bénévole de l’association. Ils commencent par les côtés, puis reprennent délicatement la jonction entre la voûte et la façade, et réalisent enfin la bouche du four.

Le travail avance régulièrement, même s’il y a beaucoup de manutention. Des contreforts en pierre s’avèrent nécessaires et sont réalisés de part et d’autre de la bouche du four, afin de buter l’édifice dans sa partie basse. On rappelle que l’ensemble du bâtiment est en pleine pente, et que le tout représente un poids considérable.

Cependant, on manque assez rapidement de pierres. En effet, les contreforts ayant été ajoutés au bâti existant, leur construction nécessite une quantité importante de matériaux. Mme Moulin (habitante au Roux d’Abriès), propriétaire d’une parcelle contiguë donne l’autorisation d’y prélever des pierres (Qu’elle en soit vivement remerciée). Ce qui permet de terminer le chantier dans de bonnes conditions pour cette première phase, et de nous conforter dans l’idée de poursuivre cette rénovation.

Entre temps, compte tenu de l’obtention de certaines subventions et de l’espoir de récolter suffisamment de fonds à l’issue de la souscription, les phases suivantes sont programmées, pour, on l’espère, se solder par une restauration totale à l’issue de l’été 2011.

A ce propos, vous pourrez trouver des dépliants de souscription, afin de participer, si vous le souhaitez, à ce beau projet et contribuer ainsi au renouveau de cet ancien hameau. Pour qu’un jour la fête de Pra Roubaud soit l’occasion de renouer avec la tradition festive de la mise en chauffe du four et de la cuisson commune du pain.

2008

Opération sauvegarde (2ème phase)

Au cours de l’été 2008, le 29 juillet exactement, une petite équipe se constitue pour effectuer l’étayage de la charpente afin de la conforter.

Joseph Toye s’est chargé au préalable de la coupe des troncs de mélèze et de leur acheminement sur place.

L’équipe (Jacques, Pascal, Nicole, Romain et Jean-Christophe) prend les mesures et procède au tronçonnage des poutres à l’exacte dimension. Ces dernières vont être placées ensuite verticalement sous les poutres existantes et posées sur des butées de bois disposées au sol. Cela a nécessité une journée de travail.

L’absence de la porte d’entrée du Four laissait le vent et la neige s’engouffrer à l’intérieur du bâti, et sa fermeture n’était plus assurée

Aussi début août, Jean Christophe a fabriqué a Aiguilles avec des vieilles planches de mélèze une nouvelle porte dans le respect de « l’ancien » qui redonnera au four son cachet.

La porte n’a pas pu être transportée et posée lors de la fête de Pra Roubaud le 4 août. L’opération a été réalisée le 8 août au matin : une équipe de bénévoles s’est activée pour le portage de la porte, du 4X4 jusqu’au four et pour procéder au positionnement. Pour arriver au résultat final, il a fallu ajuster le chambranle de la porte sous les instructions de Philippe et

Jean-Christophe. Une grande émotion nous a tous parcouru lorsque nous avons pu à nouveau fermer le four. Nous pensions à ce moment-là que nous avions franchi une première étape dans la restauration de ce lieu.

Le travail s’achevait par la pose des dernières tôles sur le toit.

Enfin cet hiver, compte tenu des conditions climatiques exceptionnelles, des opérations de déneigement de la toiture ont été réalisées par Romain et Jean Christophe. Etant donné l’épaisseur de la couche de neige deux opérations ont été nécessaires : une tout début janvier et l’autre fin janvier et ce non sans difficultés.

Ces déneigements nous ont permis de constater le bien fondé de l’opération de confortement de la toiture menée l’été précédent.

2007

Opération sauvegarde (1ère phase)

Figurant parmi les prochains projets de restauration de notre association, le four de Pra Roubaud nécessitait, en attendant et compte tenu de son état, une intervention rapide pour protéger et sauvegarder l’édifice.

Première étape en août 2007, puis à l’automne 2007, avec la pose, par les bénévoles de l’association, de tôles de récupération fournies par Joseph Toye et Christian Bodrero que nous remercions. Celles-ci ont été clouées sur les anciens bardeaux de la toiture afin d’en assurer l’étanchéité.

2002

Four à pain avant les travaux

2001

Un hameau habité toute l’année, et des idées plein la tête

Pra-Roubaud est un hameau beaucoup moins connu que ses confrères Valpreveyre, Le Malrif, mais n’en demeure pas moins un havre de paix, à la fois sauvage, authentique et riche d’un patrimoine très représentatif de la vie d’antan des hameaux d’alpage.

Pra Roubaud est un des rares, voire l’unique hameau isolé du Haut-Guil, encore habité toute l’année. Un passionné s’est installé dans ce hameau il y a de cela plusieurs décennies ! Et c’est grâce donc à Dominique BARI que nous avons découvert, outre les magnifiques maisons encore debout, les deux perles de ce hameau : la chapelle et le four banal.

Cette découverte nous a mis des idées plein la tête. Tout d’abord, il est envisagé à court terme de restaurer le four banal : nettoyage des abords, reprise de la toiture, consolidation du grand four (en mauvais état actuellement), légère réfection du petit four (actuellement en très bon état), reprise des enduits, mise en place de menuiseries. L’objectif est de pouvoir planter du seigle et du blé aux abords du hameau puis de fabriquer à nouveau du pain et d’organiser chaque année « la fête des produits d’Alpage » rassemblant autour d’une table toutes les saveurs des mets d’antan.

Dans les années à venir, l’Association se lancera dans la rénovation de la chapelle : réfection de la toiture et reprise des enduits.

Le four à pain dans son jus, avant le début des opérations de sauvegarde