Abriès

Chapelle de la Montette

Ce que nous avons fait

Avant

Après

Déroulement des travaux

Vous pouvez cliquer sur chaque photo pour visionner le diaporama complet

2011 et 2012

Un panneau d’informations a été mis en place. Les randonneurs sont ravis d’avoir des renseignements sur l’histoire du hameau et de sa chapelle.

Un grand merci à Jean-Pierre MAUREL qui a façonné pour la chapelle un beau banc coffre à l’identique de l’ancien.

Jean-Christophe GARNIER a déniché une vieille cloche. Nous avons eu la joie de la poser début août 2012. Un grand merci aux généreux donateurs qui ont permis, lors de la fête de la Montette le 9 août 2012, de récolter l'argent nécessaire au financement de cette cloche.

2010

L'arbre de la liberté

Fête de la Montette

Une assistance nombreuse et une ambiance festive en ce 12 août 2010 pour inaugurer la fin des travaux de rénovation de la chapelle de la Montette .

Après les discours d’Alain Robert, délégué départemental de la Fondation du Patrimoine, Gabriel Cloitre adjoint au Maire d’Abriès, et Philippe Barbero, président de Queyras Passion, tout le monde s’est retrouvé pour le pot de l’amitié.

La journée se termine sur la place du Roux, avec la soirée grillades.

2009

Fin des travaux intérieurs - pose du plancher et du mobilier

Fin des travaux intérieurs - pose du plancher et du mobilier - octobre 2009

Fin octobre 2009, Jean-Christophe, Romain et Philippe terminent la pose du plancher intérieur, ainsi que la pose des gardes corps et des bancs.

Symbole de la fin des travaux, la plaque de la Fondation du Patrimoine est posée sur la façade de la chapelle.

Remise en place de l'arbre de la Liberté

Suite à une demande de la société d'héliportage, l'arbre de la liberté avait été couché en juin 2009.

En août 2010, il est remis en place par une équipe de bénévoles

Inauguration des travaux

Fête à la chapelle de la Montette - 14 août

Le 14 août inauguration officieuse du chantier.

Les habitants du Roux, qui nous ont régulièrement assurés de leur soutien au cours de ces quelques années de chantier à la Montette, ont décidé d’inviter le soir sur le site les bénévoles de l’Association pour les remercier. Pour les préparatifs, ils ont dû porter les vivres et les boissons en milieu d’après midi aidés par quelques bénévoles, puis ont préparé le foyer et installé des bancs.

Pour quelques bénévoles, c’est l’occasion de reposer les bardeaux autour du clocher, suite à leur dépose pour la réalisation du solin par les maçons, et de clouer quelques lames de plancher supplémentaires à l’intérieur.

Philippe, notre président, prend alors la parole, et juché sur une estrade improvisée (le compresseur) rend hommage aux bénévoles pour leur travail, aux Roussins pour leur soutien, et discourt de nos projets à venir.

La soirée se déroule dans une belle animation (trompette puis harmonica), et dans un cadre exceptionnel.

Peu à peu une ambiance surnaturelle se dégage. Au milieu des ruines, dans la montagne à près de 2000 mètres d’altitude peu à peu le village renaît l’instant d’une soirée.

Pendant que la nuit tombe, le feu crépite entre les pierres du foyer. Une communauté humaine se réapproprie les lieux. Les hommes discutent, mangent, boivent, on chante, on danse, des liens se créent.

Par cette belle nuit d’été, grâce à une poignée d’hommes, la vie a semblé reprendre dans ce hameau d’altitude. Ils sont venus renouer avec les fêtes passées. Ils sont venus là fêter le renouveau de la belle chapelle de la Montette, mais aussi également la belle amitié renforcée par ces années d’efforts communs qui a donné un si beau résultat.

Nul doute que cette fête de la Montette sera reconduite l’an prochain, devant un tel succès.

Jean-Christophe GARNIER

La fin des travaux

Voilà maintenant 4 ans que le chantier de la Montette avance régulièrement au fil des étés. Mais pour ce cru 2009, tout s’accélère, avec la mise en œuvre de moyens beaucoup plus importants. Le but est de terminer tous les travaux de maçonnerie dans l’été. Pour cela l’Association s’est mobilisée pour mener à bien une organisation exemplaire de la corvée 2009.

En effet, la gestion d’un chantier d’altitude ne peut laisser place au hasard : tout est planifié, quantifié pour que le chantier puisse démarrer dans les temps, avec l’ensemble des matériaux nécessaires sur place (sable, chaux, poutres, plancher …), ainsi que l’outillage, et les engins.

Nous avons connu quelques péripéties pour l’approvisionnement en bois du chantier. Après avoir envisagé successivement plusieurs solutions, nous avons tout d’abord sollicité la commune d’Abriés qui n’a pas pu donner une réponse positive pour cause de stock de bois épuisé. Ensuite, nous avons pris contact avec la scierie mobile de Ville-Vieille pour réaliser au bas du Roux le façonnage des poutres et des lames du plancher, à partir d’une coupe à réaliser dans les bois communaux. Et finalement début juin c’est la mairie d’Abriés qui a trouvé la solution : l’avance sur de futures coupes de bois auprès de la menuiserie de Ville-Vieille qui s’est chargée du façonnage.

Par contre, il faut se rappeler que le hameau de la Montette n’est accessible qu’à pied, après le pont du torrent du Col Saint Martin : ( cf. notre article dans l’édition 2009 de notre magazine). Ainsi, compte tenu de la quantité importante des matériaux et des moyens nécessaires, un héliportage est programmé. Là aussi, des difficultés surviennent pour retenir une entreprise pour sa réalisation. Après avoir fait le tour des entreprises, c’est le Cerpam qui est retenu pour le 29 juin 2009, mais avec un coût qui fait grimper le budget du chantier.

L’héliportage

En ce lundi 29 juin, de nombreuses personnes se sont mobilisées. L’entreprise de maçonnerie avec l’aide d’Emmanuel et Jacques, deux bénévoles de l’Association, a préparé la veille dans des grands sacs (« big bags ») l’ensemble des matériaux (sacs de chaux, sable en vrac, tuyaux de drainage, un compresseur, une bétonnière….). De son côté, la menuiserie avait apporté quelques jours avant le stock de bois (poutres et lames de plancher en mélèze local). Joseph, un bénévole et habitant du Roux s’est chargé d’emballer dans un des sacs le bénitier de la chapelle de la Montette qui était stocké depuis quelques années dans l’église du Roux en attendant la restauration de la chapelle. Le tout est entreposé en contre-bas du Roux, non loin de la Chapelle Saint Barthélemy dans un alignement propice aux rotations de l’hélicoptère.

Mais au matin même de l’héliportage, c’est la panique pour l’équipe de bénévoles présents sur place. Un souci majeur de dernière minute viendrait-il perturber toute l’opération d’héliportage ? En effet le site choisi ne convient pas pour l’héliportage étant donné que le terrain est trop poussiéreux. Cela risquerait d’endommager les turbines de l’appareil. Pour l’équipe, c’est la douche froide ! En toute hâte des solutions sont trouvées, en accord avec Philippe notre Président. Avec l’aide de deux camions citernes prêtés par la commune d’Abriès et de Ceillac, de deux motos pompes et de 200 mètres de tuyaux prêtés par des particuliers, que nous remercions, l’eau du torrent du Boucher est puisée pour asperger abondamment le terrain afin de neutraliser toute poussière.

L’après-midi, les rotations peuvent commencer. Une équipe au départ de la zone de stockage, une autre à l’arrivée aux abords de la chapelle. Quelques jours avant, des bénévoles ont préparé le terrain ; débroussaillage et désherbage de la zone, dépose de l’arbre de la Liberté, dont la hauteur présentait un danger pour l’hélicoptère. Il est prévu de le réinstaller à sa place initiale au cours des corvées 2010. Les rotations permettent d’acheminer, dans l’après-midi, 34 « grands sacs » de 700 kilos environ. Il reste alors 19 autres charges qui seront acheminées le 24 juillet suivant.

Travaux préparatoires sur le site

Poursuite des travaux de terrassement, et notamment rehausse du mur de l’esplanade et recreusement des futurs drains. Courant Juin, Emmanuel avait terminé de réaliser le décrépissage de la voûte de la chapelle accompagné par Jacques, qui a également assuré la relation avec la Mairie d’Abriès pour la réfection du pont de la Montette.

Démarrage du chantier

C’est le 20 juillet, que démarre le chantier de la Montette avec les maçons. Sont présents sur le terrain, l’entreprise BF maçonnerie représentée par un ouvrier, un chef d’équipe et leur patron, ainsi que les premiers bénévoles de l’association qui vont se relayer dans la semaine (Emmanuel, Jacques, Jean Gérard et Pascal). En effet pour alléger la facture de l’entreprise de maçonnerie et compte tenu d’un budget serré, il a été convenu de la participation active des bénévoles qui vont assurer les fonction de manœuvre, et se relayer sur les 4 semaines de la durée du chantier. L’association finance 100% du montant des travaux sur ses fonds propres sous déduction des fonds qui seront collectés au titre de la souscription lancée en faveur de la chapelle, en partenariat avec la fondation du patrimoine.

Le 25 juillet les renforts arrivent (Romain Nicole et Jean-Christophe) et succèdent à la première équipe de bénévoles. A ce stade c’est la première couche de l’enduit extérieur qui a été réalisé, ainsi que les finitions des tranchées extérieures avec la réalisation des cunettes en béton, réceptacle de récupération en partie basse des eaux de ruissellement. En même temps les premiers enduits intérieurs sont appliqués en partie basse, dans l’attente du démontage de l’échafaudage resté à l’extérieur.

Au cours des premières applications d’enduits extérieurs, les contreforts de la façade sud sont restés en pierres apparentes ainsi que le tour de l’œil de bœuf.

Le 28 juillet, la nouvelle équipe rejointe par Jean-Gérard poursuit les gâchées à la bétonnière pendant que les maçons réalisent la deuxième couche d’enduit, qui constituera une couche de finition de couleur sable.

Un des bénévoles se charge de monter depuis l’aire de stationnement 100 mètres plus bas, le marteau piqueur qui permettra de réaliser une prise d’air. A l’issue de 2 jours de travail, cela se traduit par un trou conséquent dans la partie basse de la maçonnerie. Il permettra d’aérer la partie basse du futur plancher, par la pose d’une buse d’aération. On en profite pour poser en parallèle une seconde buse courant au sol venant du fond de la chapelle, qui servira à l’évacuation des éventuelles eaux d’infiltrations.

Des enduits avec pierres apparentes sont réalisés sur le clocher par les maçons qui en profitent pour reprendre le solin du clocher. Cependant un problème subsiste : il manque une lauze de couverture sur le clocher.

Après quelques recherches, une belle dalle est trouvée en contre-bas. Elle est très belle, mais très lourde. Les maçons et les bénévoles la portent sur une centaine de mètres, et la hissent à la force de leurs bras, sur le toit de la chapelle, puis sur la partie sommitale du clocher.

Le 29 juillet, la tâche prévue pour la journée est la réalisation de la base du futur contre-mur dans la partie intérieure nord de la chapelle, afin de monter un mur de confortement de l’ancien mur déficient. Ce dernier supportait mal la poussée énorme de la montagne (la chapelle est semi enterrée dans la pente). Un drain est positionné tout au long de la partie intérieure côté nord, et un « feutre bitumé » est ajouté pour isoler le futur mur de contrefort des infiltrations existantes.

Ce même jour, la première couche du badigeon de chaux est passée par Nicole et Romain sous la directive des maçons sur la façade sud, entre les contreforts de pierres. Il faut alors monter sur l’échafaudage rehaussé pour la partie centrale d’une caisse en bois retournée pour atteindre la limite façade toiture. Que l’on ne s’y trompe pas, ce travail est harassant : le poids de la brosse trempée dans le badigeon est conséquent lorsque celle-ci est portée à bout de bras. Ils ont été rejoints par Jean-Gérard.

Le 30 juillet, l’ensemble des bénévoles est réuni au grand complet. Il est prévu de monter le mur de confortement intérieur. Des pierres sont portées et stockées à l’intérieur de la chapelle.

Les trois maçons se positionnent à l’intérieur de la chapelle et réceptionnent les gâchées de mortier que les bénévoles jeunes et moins jeunes réalisent en continu à la bétonnière et acheminent de la plateforme extérieure vers l’intérieur de la chapelle. Romain, le plus jeune des bénévoles présent sur le chantier (tout juste 15 ans), n’a pas compté sa peine entre les gâchées réalisées et les brouettes de mortier poussées à bout de bras.

Les équipes travaillent rapidement et avec une bonne coordination de telle sorte que tout est fini en milieu de journée.

Une ancienne moulure en bois est positionnée en partie haute du mur, pour venir habiller une jolie corniche. Une petite niche est aménagée dans ce mur, à l’identique de celle du mur d’origine.

Le 3 Août et les jours suivants pendant que les maçons travaillent aux finitions, les bénévoles réalisent encore des gâchées et travaillent sur le reconditionnement des abords de la chapelle : égalisation des talus et des pentes latérales, égalisation de l’esplanade. On procède à la pose des drains et des films textiles dessus, à la réalisation d’un mur extérieur à gauche en partie haute et arrière de la chapelle

Philipe, notre Président, accompagné de son frère et de son père cofondateur de notre Association, nous rejoint à ce moment-là pour coordonner et apporter une main d’œuvre fraîche pour la suite du chantier.

Michel, un bénévole, finalise différents murets dans les jours suivants.

Le 4 Août c’est la Fête à Pra Roubaud, hameau voisin, et la relâche d’une partie de l’équipe pour y assister.

Cette fête attire de nombreux participants. Une partie de ceux-ci décident de rejoindre l’équipe de bénévoles qui travaillent depuis le matin à la Montette, et faire une visite du chantier. C’est l’occasion pour l’ensemble de l’équipe de recevoir les compliments des visiteurs et de se faire aider par quelques bonnes volontés.

Le 5 Août : Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Même si les maçons réalisent les enduits et les bénévoles les gâchées, la nature des travaux a changé. En ce 5 août, après avoir déplacé les échafaudages à l’intérieur, les maçons travaillent sur les enduits de la voûte intérieure par projection du mortier à l’aide du compresseur. Quelques bénévoles préparent le mortier, d’autres recouvrent les drains extérieurs de grosses pierres.

Les 6 et 7 Août : après séchage de la voûte, les bénévoles procèdent à l’application intérieure du badigeon de chaux. Le travail avance assez rapidement même si cela demeure assez pénible. Stéphane vient prêter main forte à Nicole, Jean-Gérard, Romain et Jean Christophe.

C’est également au cours de ces deux jours que l’on coule les trois longrines béton, et le bénitier d’origine.

Le 11 août on redescend divers petits outillages, car pour l’équipe de maçons, c’est la fin du chantier. Merci a Emile, Denis, et Rory pour leur travail dans des conditions extrêmes, et particulièrement pour leur sympathie, leurs conseils, et leur patience. Tout ceci a contribué à la bonne entente qui régnait sur le chantier.

Après tout s’accélère

Le 12 août c’est la découpe et la pose des poutres intérieures sur les longrines béton, et leur assemblage sur les longrines. Puis la pose d’une serrure à 6 tours.

Le 13 août : pose du plancher arrière.

Jean-Christophe GARNIER

2008

Forts de la réalisation d’une très belle toiture au cours des années précédentes, et malgré les difficultés liées à l’accès et la configuration du terrain, l’association a décidé de poursuivre la restauration de la Chapelle de La Montette au cours de l’été 2008. Les bénévoles se rappellent de l’été 2006 : du portage des poutres de la charpente à la force des bras, des sacs de sable, de ciment et de chaux creusant leurs dos pour réaliser les arasées du toit, des tôles coupantes et des bardeaux de mélèze. Le tout nécessitant d’incessants va-et-vient à pied entre la chapelle et l’aire d’arrivée de la piste, 100 mètres plus bas. Depuis cette formidable expérience, rien ne semblait impossible à toute l’équipe de Queyras Passion, et la motivation était grande pour poursuivre l’oeuvre accomplie.

Démarrage de la « corvée » 2008

C’est ainsi que le 1er août dernier, le coup de départ de la corvée 2008 est donné sur le site de La Montette. Ce jour-là, une équipe de bénévoles s’achemine vers le lieu du chantier : voilà ce que sera leur quotidien pour les jours suivants : chaque matin à Abriés puis au Roux, le 4x4 prend en charge un maximum de personnes. Passé Le Roux, il s’avance sur la piste pour arriver un quart d’heure plus tard en vue du hameau de La Montette. Le chauffeur le stationne alors sur l’aire de retournement en contrebas du hameau. Toute l’équipe descend du véhicule, les plus courageux sont venus à pied, quelques-uns arriveront plus tard. Après le franchissement du pont sur le torrent du col Saint Martin, vient alors une ascension plus ou moins pénible compte tenu de la forte déclivité (surtout les jours où un portage s’avère nécessaire), pour atteindre la chapelle qui se trouve sur le haut du hameau. A l’arrivée, après avoir défini les objectifs de la journée et réparti les tâches, tout le monde se met rapidement au travail. Au passage, que Jacques soit remercié pour toutes les démarches accomplies avec la Mairie pour que soit refait le pont de la Montette en septembre dernier 2008 (crues du mois de mai 2008) et au mois de juin 2009 (coulée de neige du printemps 2009).

Ainsi, en quelques jours, grâce au travail des bénévoles plusieurs tâches importantes seront réalisées :

Démontage du mobilier

Tout d’abord : le mobilier et les parements de bois contre les murs de la chapelle sont démontés délicatement. La difficulté provient notamment de la présence dans le milieu de la chapelle d’une rambarde massive de 5 mètres de long avec un portillon central, le tout solidaire d’une grosse poutre de même longueur. Cette rambarde vient se loger de part et d’autre dans des parements muraux en mélèze, et les derniers croisillons de cette rambarde viennent se loger du coté droit et du côté gauche, directement dans des bancs massifs de mélèze, qui eux longent les murs de la chapelle. En fait, un vrai casse-tête pour l’équipe qui ce jour-là est chargée du démontage. L’objectif étant de ne rien abîmer. En premier lieu les parements ou « lambris » muraux sont démontés par panneaux entiers de 3 mètres de long, puis les deux bancs de mélèze également. Non sans mal, car ceux-ci se trouvaient «ancrés » partiellement dans la partie intérieure du mur de façade. Après démontage, le tout est ensuite sorti de la chapelle et déposé sur le parvis avec quelques difficultés. En effet, les bénévoles peuvent en témoigner, le bois est bien préservé malgré les ans, et compte tenu de sa densité naturelle, le poids des pièces ainsi évacuées est considérable. L’opération sera terminée à la fin de la journée du 1er août.

Les terrassiers sont à l’oeuvre

Le travail s’est poursuivi sur plusieurs journées à partir du 5 août. Avec une parenthèse le 8 août, ayant permis à quelques bénévoles le matin de poser une porte au four de Pra Roubaud, et l’après-midi, de préparer l’Assemblée Générale annuelle.

L’intérieur de la chapelle étant libre, le travail de piquetage des anciens enduits intérieurs en partie basse peut commencer dans une relative fraîcheur, en raison de la situation semi enterrée de la chapelle.

En même temps, les équipes procèdent au décaissement de la terre et des remblais intérieurs de la chapelle. Cela permettra par la suite, de refaire un plancher posé sur poutres, permettant une aération correcte par le dessous. Tout le monde s’active, et au final sur ces quelques journées, c’est environ 15 mètres cubes de terre qui seront évacués. A l’extérieur, cette terre sera stockée devant la chapelle sur le côté droit, afin de rattraper le niveau du parvis et agrandir l’esplanade. Pour cela, Michel s’attelle à la création d’un mur de soutènement en pierres sèches, pendant que Romain réalise un escalier en pierres pour accéder au parvis. On en profite également pour rétablir l’aplomb de la croix extérieure. Au cours de ces travaux, on se trouve confrontés à la présence d’une grande roche qu’il faut sortir de la chapelle : plusieurs solutions sont envisagées : brouette, levier … finalement c’est grâce à des cordages que l’on poussera, hissera et sortira ce « gros caillou » qui apportera sa contribution au mur extérieur.

Il faut noter cette année que l’équipe s’est renforcée de jeunes recrues, outre Romain qui fait partie de l’équipe permanente depuis 2006, un autre Romain et son frère Guillaume viennent prêter main forte quelques journées. Du sang neuf, qui permet de réunir sur le chantier toutes les générations de 12 à 77 ans.

Valse des marteaux et des burins

Vient ensuite le moment de s’occuper de l’extérieur de la chapelle, notamment du décroûtage de l’enduit extérieur. Pour la partie haute de la façade les «ouvriers » prennent position en équilibre sur les sacs de chaux qui servent alors accessoirement d’échafaudage improvisé.

Quelques jours après, on procède également au creusement de tranchées extérieures, côté gauche et droit de la chapelle, afin de réaliser plus tard des drains latéraux pour canaliser les eaux de ruissellement et réduire les infiltrations du terrain.

« La corvée » 2008 arrive à son terme à la mi-août. Mais, le travail continue au cours du mois de septembre grâce à Emmanuel et Jacques. Merci à Emmanuel pour le travail considérable qu’il a abattu pendant plus de 20 jours, à réaliser le travail peut-être le plus ingrat et le plus acrobatique : finition du décrépissage intérieur et de la voûte.

C’est également à l’automne que Christian Bodrero est venu installer les deux chenaux de mélèze, et les bavettes en cuivre, mettant une touche finale à la couverture de la chapelle. Tout cela lui donne une bien fière allure, le décrépissage mettant en valeur les pierres de sa façade.

Trêve hivernale

Le 31 octobre, alors que les premières neiges étaient déjà tombées, Romain et Jean-Christophe font une visite à La Montette pour bâcher les boiseries entreposées à l’extérieur.

Dans l’hiver, après un essai infructueux de visite le 7 février, pour cause de neige trop abondante, et de risques de coulées, Nicole, Romain et Jean-Christophe se rendent à nouveau à la Montette le 8 mai : la neige a largement fondu. Seule subsiste une large coulée de neige à gauche du hameau qui a terminé sa course sur le « parking », emportant le pont sur le torrent du col Saint-Martin, et arrachant des arbres au passage. Par chance la chapelle est sauve. Une rapide corvée est réalisée : dégagement et taille des arbres arrachés au niveau du petit pont de bois, donnant accès au sentier réalisé les années précédentes par l’association.

Planification des travaux pour 2009

Tous ces préparatifs permettent d’envisager la finalisation de la restauration de la chapelle au cours de l’été 2009. Depuis le démarrage de ce chantier en 2005, les bénévoles de l’association ont réussi à travailler sans le concours direct de professionnels. Cependant l’heure est venue de faire appel à eux, compte tenu de la quantité de matériaux, de la technicité du travail et des moyens à mettre en oeuvre.

Toute l’organisation se mobilise ce printemps, Philippe en tête, pour planifier les travaux : réalisation du cahier des charges, contacts avec les entreprises, devis, lancement d’une souscription spécifique pour La Montette (*) afin de boucler le budget, organisation de l’héliportage (par Jean-Gérard) pour réaliser les rotations des matériaux fin juin …

L’objectif est de réaliser les enduits intérieurs et extérieurs, clocher compris, les drains, la pause du bénitier d’origine, couler les longrines de béton (par l’entreprise de maçonnerie), un plancher sur poutres, un drain côté nord, et de réinstaller le mobilier d’origine (par les bénévoles). Mais tout cela fait partie de la prochaine page du grand livre de la rénovation de la chapelle de La Montette : rendez-vous donc à la prochaine parution, dans laquelle nous vous relaterons cette nouvelle épopée.

Jean-Christophe GARNIER

2007

Des bénévoles toujours actifs, pour terminer la toiture

Et il fallait bien finir cette toiture... !

Une petite équipe de bénévoles a donc cloué 140 à 150 bardeaux afin de finir la toiture de la chapelle de La Montette.

Les deux cheneaux ont été portés. Ne reste plus maintenant qu’à les poser !

2006

Rénovation de la toiture avec une forte mobilisation pour ce chantier titanesque !

La Montette est un hameau exposé au midi, à plus de 1900 mètres d’altitude, au bas du massif du Bric Froid et des cols de la Fionière et de la Mayt, et sur le sentier du col Saint-Martin. Il n’est plus habité depuis la première guerre mondiale. Les maisons (une dizaine environ) sont en ruines. Le seul édifice qui peut être sauvegardé est la chapelle consacrée à Marie Madeleine.

Dans l’Inventaire général du patrimoine de la France, voici l’essentiel de ce qui en est dit : la chapelle existait en 1691; C’est un « petit édifice de plan presque carré, construit en soubassement, dont le toit déborde largement au-dessus de la façade ». L’intérieur est voûté « en berceau »; le chœur est au nord ; le clocher, de type « clocher mur » (construit sur le mur de façade), a « une baie en façade». La chapelle, propriété de la commune d’Abriès, n’est pas protégée.

En 1971, elle était jugée en « mauvais état ». A l’intérieur de la chapelle (fiche datée de 1972), sont répertoriés un autel et un tableau. L’autel, en très mauvais état, est toujours en place ; le tableau a disparu.

Comme la chapelle est construite dans la pente « en soubassement », le toit, à l’arrière, est à la hauteur du sol. Il est aisé d’y accéder. C’est le mauvais état de la chapelle, l’urgence de commencer des travaux de sauvegarde et la relative facilité à y travailler qui ont convaincu les membres de l’Association Queyras Passion à programmer dans un premier temps la réfection du toit, avant de se mettre, dans les années ultérieures, à la réfection des enduits.

L’ampleur des tâches

Aucun véhicule ne peut accéder au hameau. Le chemin carrossable s’arrête au pont de bois qui franchit le torrent de Saint-Martin. Au-delà, ce n’est plus qu’un sentier, réaménagé et élargi au cours de l’été 2005 (par les bénévoles Queyras Passion). Le dénivelé entre le pont et la chapelle (à la cime du hameau) est d’un peu plus de cent mètres. Il faut entre dix minutes et un quart d’heure à un bon marcheur pour atteindre la chapelle.

La première tâche, sans aucun doute la plus importante, a été de porter les matériaux.

Dans un premier temps, il a été envisagé d’utiliser l’hélicoptère de la transhumance : cela n’a pas été possible. Les chevaux et mulets de la brigade pastorale du Parc étant affectés à d’autres tâches, il ne restait que la corvée « de portage ». Une troupe de pionniers, établis au Tirail pendant trois semaines, ont accepté de soustraire de leurs vacances six jours, du lundi 24 au samedi 29 juillet, pour aider les membres et les amis de l’Association à réaliser cette tâche titanesque.

Que l’on en juge : 5 poutres de mélèze longues de 10 mètres, de 22 cm sur 22 de section, pesant environ 450 kilos chacune ; 90 chevrons de 8 x 6 et de 5 m de long ; 100 m² environ de voliges ; 200 m² de bardeaux, une centaine de lattes de 8 x 4 ; 24 tôles baquet en acier anodisé (4 m 50 sur 0 m 85) ; du sable ; de la chaux ; du ciment ; des outils ; une échelle ; un groupe électrogène, etc.

Des pionniers tenaces

La première semaine (du 24 au 29 juillet) a été consacrée à monter le bois : poutres, chevrons, voliges, lattes, bardeaux… Sans l’aide des scouts, les poutres n’auraient pas pu être portées à la chapelle. Jean Ponchon, le responsable des pionniers, a conçu un système de portage très ingénieux. Des cordes ont été nouées sur la poutre tous les 60 centimètres environ et 36 porteurs se sont placés de part et d’autre, au niveau de chacune des 18 prises de corde.

L’ensemble formé par les porteurs ressemblait à une chenille ou à un mille-pattes. Il a fallu une heure et demie environ pour monter la première poutre et seulement une demi-heure le samedi matin pour que la cinquième poutre soit posée sur la pente, au-dessus de la chapelle. Chacun alors était rôdé et en pleine forme. Pour porter les chevrons, les voliges, les bardeaux, les lattes, c’est le système de la chaîne qui a été choisi. Les porteurs se tiennent tous les huit ou dix mètres. Le samedi vers 16 heures, poutres, chevrons, lattes, voliges, bardeaux, tout le bois était à pied d’œuvre. Il ne restait plus que les tôles, le sable, la chaux, le ciment, ce qui a été fait, sans l’aide des scouts, au cours des trois semaines qui ont suivi.

Les pignons… quelle galère !

Les poutres mises en place, grâce à Christian Bodrero, qui nous a montré comment tricher avec le niveau pour que le toit ne s’évase pas, et à qui nous adressons mille remerciements, ainsi qu’à son père, retraité, qui a préparé les poutres et les bardeaux, et les a transportés dans sa 504 plateau jusqu’au pont, il a fallu refaire les pignons avant et arrière qui étaient en très mauvais état : quatre arêtes de 4 m de long environ sur 60 à 80 cm de large.

Ce fut sans doute la tâche la plus longue et la plus pénible, dont nous n’avions pas mesuré l’ampleur, pensant qu’une seule gâchée de mortier suffirait pour faire ces arasées. Il n’en a pas fallu une, mais treize !

Une gâchée, c’est à peu près cent kilos de sable, un sac de chaux, un demi sac de ciment, sept ou huit seaux d’eau. Nous avons su faire face à cet imprévu : la commune a gracieusement mis à notre disposition un grand tas de sable de rivière et l’entreprise Seror nous a livré une partie de son stock de chaux et de ciment. Tous ces matériaux ont été portés à dos d’homme, chaque porteur mettant dans un sac environ 20 kilos de sable, les plus forts et les plus jeunes (Philippe, Joël, Jacques de Douai) chargeant sur leurs épaules les sacs de chaux (35 kilos) et de ciment (40 kilos). Que tous les habitués de nos chantiers soient ici et à nouveau remerciés : Philippe et ses deux frères José et Laurent, Joël le colosse du Gard, Jacques de Douai et Jacques de Niolon, Gilbert, Romain et ses parents, l’auteur de ces lignes, Christine, de Niolon aussi, Emmanuel de la Garcine, le couple de Versailles et ses trois jeunes enfants, les promeneurs qui nous ont donné un coup de main et leurs encouragements, un ami d’Aiguilles dont nous avons oublié le nom et qui nous a prêté son groupe électrogène de chantier, etc. Que ceux dont nous n’avons pas cité le nom nous pardonnent. Nous sommes reconnaissants pour tout ce qu’ils ont fait.

Les arasées terminées, les huit à dix personnes présentes sur le chantier se sont réparties en quatre ou cinq équipes : une équipe de deux travailleurs de force qui a décrépi au burin les quatre faces du clocher ; une équipe qui sciait le bois à la longueur demandée ; une équipe qui, sur les poutres, a fixé les chevrons tous les cinquante centimètres et sur ces chevrons, les longues lattes ; et une équipe qui a cloué sur la dépassée du toit, à l’avant, à l’arrière et sur les côtés, les voliges.

Tôles, bardeaux… ça sent la fin

Les troisième et quatrième semaines ont été moins laborieuses. Fatigue, fin des vacances, autres activités… Elles ont été consacrées d’abord au portage des tôles baquet du pont à la chapelle. Là encore, comme pour le sable et la chaux, la tâche a été pénible, rude, malaisée. Les tôles ont été clouées sur les lattes. Quatre tôles ont été découpées aux dimensions du clocher. Sur ces tôles ont été clouées à nouveau des lattes, tous les cinquante centimètres, et sur ces lattes, ont été cloués, sur deux épaisseurs et se chevauchant, les bardeaux.

Le chantier a pris du retard, le nombre de travailleurs présents sur les lieux diminuant au fil des jours et de l’épuisement des congés. Jacques de Douai, Jacques de Niolon, Gilbert sont restés jusqu’au bout (qu’ils en soient remerciés), jusqu’à ce que le stock de bardeaux soit épuisé. Christian Bodrero en a préparé deux cents autres environ, dont la moitié seulement a été portée sur le chantier.

Une bonne nouvelle a égayé la fin du chantier. M. Jean Messimilly, gardien au Parc, et infatigable défenseur du patrimoine, a obtenu, le 20 ou le 21 août, que l’hélicoptère d’un régiment en manœuvre dans le Queyras transporte jusqu’à la chapelle de grandes quantités de chaux et de sable, qui seront utilisées dans les années qui viennent à la réfection des enduits intérieurs.

Le chantier n’est pas tout à fait terminé. Il reste à monter à la chapelle une centaine de bardeaux et à les clouer sur le toit, à crépir le clocher et à fixer deux chenaux qui feront office de gouttière. Tout cela sera fait durant l’été 2007.

Jean Gérard LAPACHERIE

2005

Aménagement du sentier menant à la chapelle de la Montette

Les Corvées du Patrimoine deviennent année après année des rendez vous incontournables de l’été queyrassin : à la fois des moments de travail acharné, de convivialité mais aussi de grande fierté de participer au renouveau du patrimoine queyrassin

L’année 2005 fût, en tous points, exemplaire par le volume de travaux réalisés, le nombre de bénévoles impliqués et la qualité du résultat. Jugez par vous-même !

L’aménagement du sentier de La Montette

C’est le jeudi 4 et le vendredi 5 août 2005 que l’Association a organisé la première corvée du patrimoine de l’été 2005. Le lieu choisi est le hameau de La Montette, construit au-delà du village du Roux d’Abriès, à plus de 1900 m d’altitude, au pied du Bric Froid (3300 m), sur le sentier qui mène au col Saint Martin et à l’Italie proche. L’établissement du hameau date du Moyen Age. Du XVIIe au XIXe siècle, il a été habité à l’année : en 1825, on y comptait environ 35 maisons (sources : Inventaire général du patrimoine, 1986). Il ne subsiste que des tas de pierres, deux maisons en ruines et la chapelle, à demi enterrée dans la pente, en mauvais état, et que l’Association a décidé de sauvegarder.

La principale difficulté pour y faire des travaux est l’accès. Le chemin carrossable s’arrête au pont de bois qui franchit le torrent du col Saint-Martin. Au-delà, commence l’alpage en pente raide. Le dénivelé entre le pont et le hameau est d’environ cent mètres. Il faut à peu près un quart d’heure à un bon marcheur pour arriver à la chapelle.

La corvée a pour but de préparer les travaux de l’été 2006. Il est prévu de louer un hélicoptère pendant une heure pour transporter les matériaux lourds et volumineux (poutres de 12 m de long, bardeaux). Les outils, le sable, la chaux doivent être acheminés par les ânes et les mulets ou à dos d’homme. Le sentier qui conduit à la chapelle est trop étroit et, là où il n’est pas trop dégradé, il est envahi de mauvaises herbes.

Sept adhérents ou amis de l’Association étaient présents le jeudi matin à huit heures et demie (les trois frères Barbero, Joël, Jean-Gérard, Jacques et Pascal). La journée a été consacrée à la construction d’un muret de soutènement avec les grosses pierres prises dans le torrent pour élargir et consolider le départ du sentier ; puis à couper les hautes touffes d’épilobes et d’orties, à défricher les ronciers, à arracher les mottes d’herbe qui ont fini par cacher le tracé du sentier, à empierrer une partie spongieuse.

Le lendemain, vendredi, les volontaires de la corvée ont remplacé un gué malaisé et boueux par un pont solide de 3 mètres de long et de un mètre de large qui enjambe le Torrent des Gorges du Fournier : c’est le nom que porte sur les cartes IGN le petit torrent qui descend du Bric Froid jusqu’au confluent avec le torrent du col Saint Martin.

Le hameau est enfin accessible par un sentier bien délimité et suffisamment large pour que les matériaux et les outils puissent y être acheminés sans trop de difficulté.

Jean-Gérard LAPACHERIE

2004

Corvées du patrimoine

Pour leur deuxième édition, les Corvées du Patrimoine, organisée par l’Association Queyras Passion, se sont déroulées à La Montette et Pra-Roubaud les 4 et 5 août 2004 .

Le mauvais temps n’a pas réussi à diminuer l’enthousiasme des participants.

La cloche de l’église de Pra-Roubaud retentit et résonne de Valpreveyre au Roux, on se hâte sur le sentier pour arriver à temps. Le Père Jean-Luc Grizolle célèbre la messe de Notre Dame des Neiges pour commencer les 2ème Corvées du Patrimoine organisées par l’Association Queyras Passion, et consacrées cette année à la chapelle de la Montette.

Après la messe, l’apéritif nous rassemble autour de la fontaine. Nous sommes une cinquantaine dont une dizaine d’enfants. Malheureusement, quelques gouttes de pluie tombent et nous voilà de nouveau dans l’église pour le pique-nique, puis on ressort (le temps d’une éclaircie) pour le café, la grappa ou le genépi.

Mais trêves d’agapes, il faut partir travailler à la Montette, en suivant le chemin de la forêt de Mamezel, puis à travers prés… On y est à 14 heures.

Dès le matin, certains d’entre nous avaient apporté les outils et le chantier peut donc commencer tout de suite.

Le travail est réparti entre trois équipe. Chacun a à coeur de participer à cette belle aventure.

Très vite, trois équipes se mettent en place. La première équipe creuse une tranchée en demi cercle à l’arrière de la chapelle, afin que la neige porte moins contre le chevet et surtout que l’eau s’écoule de part et d’autre de l’édifice.

Pendant ce temps, la deuxième équipe remet à jour une ancienne source qui se manifeste par une boue abondante dans laquelle pataugent les travailleurs. Ces derniers décident de faire un petit bassin de décantation afin d’avoir de l’eau claire pour les travaux. Sans eau, il est bien évidemment impossible d’envisager de faire du mortier et donc de réaliser des travaux de maçonnerie.

Quant à la troisième équipe, elle entame un travail de longue haleine : il s’agit de refaire un ancien sentier qui, en suivant la courbe de niveau et après avoir traversé le torrent des Gorges du Fournier, rejoint le sentier du col des Thures (GR 58D). Le but de ce travail est de pouvoir utiliser une brouette avec chenillette pour permettre le transport des matériaux du bas de la Montette jusqu’à la chapelle.

Mais l’après midi ne suffit pas pour achever tous ces travaux. Comme prévu, le lendemain, les travaux continuent et on éprouve de la satisfaction le soir venu, de voir que la tranchée encercle le chevet de la chapelle, que l’eau coule dans le bassin et dans un vieux cheneau en bois récupéré aux abords de la chapelle, et enfin que le sentier est refait et aplani, et ce sur une bonne largeur, presque jusqu’au torrent (un magnifique torrent de montagne, en cascades).

La première phase des travaux est bien avancée et rendez-vous est pris pour les continuer l’an prochain et les terminer en 2006.

Et ce n’est qu’un début car il s’agit d’un chantier de longue haleine planifié en trois phases sur la période 2004 - 2006 !

Certes, il y a des ruines en contrebas, nous rappelant la dureté de la vie de nos ancêtres qui ont vécu à la Montette jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, mais, c’est dans une ambiance amicale et joyeuse que nous avons travaillé à la rénovation de la chapelle alors qu’une belle croix se dresse déjà sur la butte dominant le hameau.

Chantal CHABERT

2003

La saison des manifestation Queyras Passion de l’année 2003 s’est ouverte par la fête de Notre Dame des Neiges, le 4 août, à Pra-Roubaud. Beaucoup avaient bravé la chaleur et se rafraîchissaient à la fontaine avant la messe.

L’idée est lancée de remonter la traverse de la croix qui gît à terre; Aussitôt dit, aussitôt fait par deux Roussins. Le bois est très usé, la réparation précaire, mais le Père Grizolle, en arrivant, voit bel et bien une croix et non plus un vieux bout de bois gris dressé tristement près de la chapelle. On relie la corde à la cloche et les enfants s’amusent à sonner à qui mieux mieux en riant. On a vu deux grands enfants ne pas résister et carillonner avec allégresse ! On a dû s’étonner au Roux de ce joyeux dérèglement !

Une nappe fraîche, une bougie, deux bouquets d’épilobes, la joie et la ferveur de l’assistance feront oublier les peintures écaillées, les murs rongés par l’humidité… Nous avons à faire…

Le Père Grizolle rappelle que curieusement la première Notre Dame des Neiges fût érigée à Rome sur le Mont Esquilin où il avait neigé (!) au Vème siècle, peu après le Concile d’Ephèse, qui avait proclamé Marie « mère de Dieu »; Et ne lit-on pas en ce jour l’Evangile de Noël !

Souriant et prévenant, José Barbero sert l’apéritif, va d’un groupe à l’autre, informe, explique le programme proposé : rejoindre La Montette « par le travers », pour voir en se promenant les réalisations de l’année dernière… et le travail restant à accomplir !

Après un joyeux pique-nique, et une tournée de genépi, tandis que les Anciens entonnent de vieilles chansons, estivants, Queyrassins et Queyrassins d’adoption mêlés, le cortège s’ébranle… « On y va tous ! » a-t-il été répondu à la proposition de partir pour La Montette. Un Ancien emmène une charretée, vieux et jeune, sur son tracteur, ce qui n’est pas une mince affaire. La pente, le soleil brûlant, le genépi (?!) n’aidant pas…

Et nous nous retrouverons une bonne trentaine dans le vieux hameau, ayant traversé le versant dans les mottes et les herbes parfois glissantes. « Ça fait quarante ans que je ne suis pas passé par là... » constate avec émotion une habitante du Roux. Une petite fille apprend à reconnaître les trous de marmottes, et, je crois, bien des secrets…

Devant cette belle chapelle Sainte Marie Madeleine, vrai bijou serti dans la pente, nous écoutons des histoires d’autrefois; Joseph Toye, Alfred Laurens, Marcel Mathieu se souviennent…

Mais elle est en très mauvais état et se dégrade vite. Jean-Gérard Lapacherie, discret mais toujours actif et très efficace, propose un chantier l’été prochain. Il évalue en gros les opérations : un enduit, une couverture de bardeaux, etc… quatre, cinq jours si un petit groupe motivé s’y met. Alors rendez-vous début août 2004 ?

Redescendons par le hameau en ruines. « La Montette occupée autrefois de façon permanente fut en partie ruinée en 1755 et 1793, par des avalanches » (Tivollier).

Cassis dégustés en passant, groseilles...

Il va être temps de se séparer… Joseph Toye, qui vient de refaire avec Paul Belugou une belle crois neuve pour Le Roux, me montre encore une source près du pont; Il me fait goûter cette eau si bonne; Avec l’eau, et ces moments partagés, on se sent désaltéré, satisfait, apaisé. Le temps s’arrête.

Christine RIOU

2002

Remise en place de la croix

Remise en place en août 2002 de la croix située devant la chapelle du hameau de la Montette par des bénévoles de l’Association.

Repérages

quelques photos prises par Jacques et Christine Riou.